Et les méchants, alors ?

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Jeu 13 Juil - 13:31

Je me posais une question avec mon père, il y a quelques temps, alors que nous dégustions une merveilleuse salade chez Buffalo Grill (on s'en fout Quiet de ta salade !):

Qu'est-ce qui fait qu'un antagoniste/méchant devient, à nos yeux, un personnage appréciable ?

Dans le sens où: pour vous, pourquoi un méchant est-il un vrai, bon méchant ? Que ce soit un méchant de livre, de films, de séries, de jeu vidéo, etc...

C'est une question que je me pose souvent personnellement, sûrement parce que j'ai plus d'affection pour les personnages "mauvais" que pour les héros (que je trouve souvent bien trop linéaire, pas tous, mais voilà, moins intéressant pour moi xD).

Du coup, pour répondre à ma propre question (parce que ça serait con de commencer un sujet sans donner son avis): j'adore les méchants "triste et profond". Ceux à la Davy Jones ou à la Hannibal (celui de la série) qui, malgré leur statut d'enflure finie, ont une histoire et un comportement qui peuvent montrer que... Bah... Ils ont pas trop choisis et qu'à la base, c'est pas des personnes si mauvaise que ça. Ou même en prenant le cas Hannibal, le fait qu'il court après l'amitié/l'amour (on va pas se mentir, il est complètement gay pour Will) est très touchant, et ça donne une dimension qui me plaît beaucoup chez ce genre de personnage.

A contrario, j'adore les saloperies qui sont méchantes pour être méchantes et qui assument parfaitement d'être méchantes parce que ça les éclate (#TeamBolton). Ils assument le fait d'être, pardonnez-moi le mot, des connards, et ça me plaît ! Pas de fioritures, pas de délicatesses, ça va droit au but et c'est satisfaisant quand même !

Enfin voilà, j'aimerais savoir ce qui fait, pour vous, d'un méchant un bon méchant ! :3

(J'ai beaucoup trop écris pour ce premier post, mon dieu XD)

___________________________


Quiet parle et pense en #9966cc
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Jeu 13 Juil - 14:14

Huhu j'adore les discussions comme ça et je vais me permettre de rajouter mon petit grain de sel.
Pour ma part je n'aime pas trop parler de « méchant », car fondamentalement je pense que personne n'est mauvais de base, mais que derrière chaque action mauvaise, il y a une histoire qui pousse un personnage à entreprendre des actions qui sont à contre-courant de notre vision du « bien » mais qui pour lui, semble être quelque chose de positif dans l'avancement de son but. La vision « manichéenne » ne m’intéresse peu il faut bien le dire

Je parlerais plus d'antagoniste car dans une histoire, c'est souvent une personne ou une entité qui est en opposition avec l'ordre d'idée du héro. De ce fait, un antagoniste n'est pas forcement « méchant » à nos yeux. Je prend par exemple le cas de Death Note, où L peut-être considéré comme l'antagoniste principal du héro, bien qu'il ait un idéal de justice plus « bienfaiteur ». A contrario, Kira à un but noble à la base mais contourne ce qui nous semble être moralement acceptable pour arriver à ses fins.

Cependant, on ne peut pas appliquer la notion de tout blanc ou tout noir ici, car les deux procèdes à l'accomplissement de leur objectif par le biais d'action « mauvaise ». Et c'est là pour moi la clé pour avoir un antagoniste charismatique : Le fait que dans un sens ils partagent le même but que le personnage principal mais qu'ils empreinte tous les deux un chemin différent pour arriver à leur fin. Un idéal de justice ou de paix peut se faire par la terreur ou par la conciliation de tout le monde. Et le lecteur d'une œuvre aura le choix de se rapprocher de celui qu'il considère comme aillant la meilleur approche.

Je ne pense pas qu'il suffise de simplement rajouter à un « méchant » une histoire triste ou un caractère complexe pour le rendre bon, mais il faut aussi que ça soit pour le héro un obstacle qui le changera, et qu'à la suite de sa rencontre et sa confrontation avec lui, qu'il en devienne changé et que la vision de son idéal soit remise en question, la mort du méchant pouvant aussi symboliser sa victoire, comme quoi le personnage principal a échoué à prouver que sa vision était la bonne car il a du se résoudre à éliminer celui qui n'était pas d'accord avec lui.

Le « Bête-et-méchant » n'est là pour ma part que pour souligner les traits bons d'un héros, et n'a qu'un rôle fonction dans un œuvre. L'antagoniste principal par contre est une entité à part entière, une personne qui n'est pas là que pour barrer la route du « héro » mais surtout pour accomplir lui même ce qu'il semble être bon.

Il y a cependant peut-être un contre-exemple et du Joker dans Batman : Il n'a pas de but si ce n'est semer le chaos et pourtant il fait partit des antagonistes les plus célèbre. Pourtant même si il n'a pas de but en soit, on voit bien que sa confrontation avec Batman et même sa mort est symbole de victoire pour lui : Si Batman tue le Joker, il aura renoncé à son principe même de ne pas tuer les criminels et sa vision de la justice n'a donc plus aucun sens. Et dans le cas contraire, si le Joker tue Batman, il n'aura plus aucune raison d'agir car au final il l'aura bien avoué : Ils se complètent. Un antagoniste se complète avec le héro : L'un sans l'autre, un récit perd de sa valeur car l'un ne peux pas exister sans l'autre.

Le héro et l'antagoniste sont plus que des personnages, ils sont les représentations d'une vision nuancée de notions tel que la paix, la justice, l'amour et tout le bordel.

Bon je ne sais pas si mon argumentation tenait la route et si je n'enfonce pas trop de porte ouverte mais ça m'a fait plaisir d'en parler un petit peu :v

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Merci à Basy pour le sketch :v Big bisous !!
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Jeu 13 Juil - 15:46

Personnellement j'ai tendance à ne pas prendre en compte Antagoniste ou héros. C'est bête à dire mais pour moi les actions et les paroles comptent. Parfois je hais le héros mais j'adore l'antagoniste. Mais c'est aussi compliqué parce que mes appréciations varient vraiment en fonction de l'avancement de l'histoire. Par exemple, dans GOT Cersei lannister. Dans les première saison, c'est un personnage que je haïssais vraiment. Manipulatrice, froide, cruelle avec les gens. Une grosse biatch quoi. Dans la S6 elle subit un acte vraiment très humiliant mais surtout on se rend compte qu'elle aime plus que tout ses enfants et qu'elle a toujours cherché à les protéger. A ce moment là, pour moi elle est devenue appréciable. Parce que finalement c'est une humaine avec des failles et des faiblesses. Et qu'elle réagit juste différemment des autres quand elle est blessée et qu'elle a peur.

A contrario, j'aime aussi les antagonistes complexes, qui ont trente milles facettes bien cachées et qu'on découvre lentement, au fur et à mesure. Mais qui gardent une partie sombre en eux. Puis pour moi un méchant doit péter la classe ! Pour en revenir à Hannibal, ce dernier est élégant et très intelligent. Il a toujours trois temps d'avances, il a un but qui lui est personnel et une carapace très dure à percer ! Ce genre d'antagoniste me touche plus que des méchants sans failles ou d'histoires !

Je sais pas si j'ai été claire XD

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